Date : 5 mars 2019

Horaire : 10.00-11.30

Président : Pierre-Jean BENGHOZI, membre sortant du Collège de l'Autorité des communications électroniques et des postes (ARCEP), professeur à l'Ecole polytechnique et à l'Université de Genève (GSEM), Directeur de recherche au CNRS.

     

Panélistes

Afin de répondre à ces questions, plusieurs intervenants partageront leurs expériences, pratiques et recherches, à savoir :

Contexte

L’ « intelligence » de la ville, des territoires et de la gestion publique se concrétise aujourd’hui par l’omniprésence des TIC dans la vie sociale et économique des territoires au profit de services et d’équipements connectés : pour améliorer circulation et transport, soutenir un développement durable, stimuler l’économie, renforcer la démocratie et la solidarité, rendre la vie plus sûr. Ce mouvement a pris une ampleur inédite avec l’émergence des objets connectés, du très haut débit mobile, des algorithmes et de l’Intelligence artificielle.

Ils amènent à repenser profondément la gestion publique à partir de plusieurs angles : la redéfinition des services publics (en matière de mobilité urbaine par exemple), les investissements conséquents à consentir en matière d’infrastructure (modernisation des infrastructures classiques, intégration de nouveaux dispositifs technologiques, fusion des deux), les risques d’ « Ubérisation » de l’acteur public, les compétences et capacités de valorisation et traitement de données d’usage, la place grandissante des plateformes de service privées ou en open source (mais sécurisées) intégrées au sein même des autorités publiques en charge de la gouvernance d’un territoire (commune, villes, communautés). Ces plateformes technologiques ont un potentiel de captation et de traitement de données issues des technologies pré-cités à la fois sur des données personnelles dans le respect notamment de l’application de la GDPR1, et sur une mise à disposition des données du territoire concerné pour l’ensemble des acteurs qui y sont présents (habitants, professionnels, collectivités). Se doter de telles plateformes technologiques adaptée à son environnement qu’il soit urbain, péri-urbain voir rural est un challenge.

Le pilotage territoriale possible qui peut en résulter apparaît prometteur tant au niveau des enjeux de développement durable, d’accompagnement au changement climatique, de réduction de la facture énergétique du territoire ou encore de la capacité à renforcer l’attractivité économique et la cohésion sociale par un renouveau des services publics locaux. De telles plateformes technologiques interrogent en effet les modalités opérationnelles des services publics existants, les relations des agents et élus avec leurs administrés, tout en laissant entrevoir l’émergence de nouveaux outils à la fois de gestion des services pour un territoire et de support au développement d’activités pour les agents économiques présents sur ce territoire.

Questionnement

  • Comment organiser l’articulation, l’interopérabilité – et sans doute la neutralité - des réseaux publics et la contribution de chacun d’eux aux territoires (transport, énergie, eau, communication, social, soins…) ?
  • - Quelles données personnelles (moyennant application de la GDPR) et territoriales (existantes et futures) sont nécessaires pour identifier les besoins évolutifs d’une population territoriale, et ses alentours ?
  • Quels partages des compétences et des rôles entre acteurs publics et privés aujourd’hui pour favoriser l’émergence de services numériques innovantes, au service de la qualité de vie des citoyens, de la fluidité des déplacements tant des personnes que des marchandises, de la compétitivité des entreprises et de l’attractivité de leurs territoires ?
  • Comment s’assurer de l’ouverture des données et de l’interopérabilité des différents types de réseaux et systèmes d’information ?
  • Quelle gouvernance et quelles régulations construire face aux disruptions des grandes plateformes numériques de services et à leurs effets indirects (Uber, AirBnB, Wase…) ?

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